Premier cancer chez le chat : le lymphome

Le lymphome est une tumeur (c’est-à-dire une multiplication anarchique de cellules de l’organisme) qui touche un certain type de cellules dites cellules lymphoïdes. Elles se rencontrent dans les nœuds lymphatiques ou ganglions, la rate, le foie, la moelle osseuse, les reins, la peau, les poumons, les intestins ou encore le système nerveux.

Il n’existe pas une seule manifestation du lymphome mais de nombreuses formes selon les organes atteints.

. Le lymphome médiastinal est la forme la plus fréquente. Il touche les nœuds lymphatiques situés entre les poumons, proches du cœur.

. Le lymphome digestif abdominal est la seconde forme la plus rencontrée. Il se situe sur l’appareil digestif dans le ventre.

Les autres formes de lymphomes sont moins fréquentes et peuvent atteindre les reins, la colonne vertébrale ou sont encore qualifiées de multicentriques car touchant plusieurs organes et tissus.

En Australie, les résultats d’une étude montrent que 8 races, dont le siamois (déjà identifié comme tel), mais aussi le persan et le main coon, présentent un risque accru de lymphome tandis qu’inversement 3 autres races, le sacré de Birmanie, le ragdoll et le turc de Van, présentent un risque réduit. Les chercheurs ont également constaté que les chats mâles présentaient un risque significativement augmenté d’être atteints. De plus, les cas de lymphome sont des chats plus âgés (âge médian de 12 ans versus 9) et de plus petit poids (3,7 kg en médiane contre 4 kg) que ceux de la population témoin. Dans plusieurs races, la localisation anatomique du lymphome présente des variations significatives, notamment chez le siamois,  le burmilla, l’australien mist, le ragdoll, le british shorthair et les chats européens.

Le pronostic pour un chat atteint de lymphome dépend de plusieurs facteurs, essentiellement le type de lymphome, son stade, la réponse au traitement, la santé générale du patient et d’autres facteurs individuels. Généralement, le lymphome est une maladie grave chez les chats, mais certains peuvent répondre favorablement à la chimiothérapie et vivre relativement longtemps, tandis que d’autres peuvent avoir un pronostic plus réservé.

Les lymphomes localisés ou à faible grade peuvent avoir de meilleures perspectives que les lymphomes généralisés ou agressifs.

Le stade de la maladie au moment du diagnostic peut influencer le pronostic. Les chats atteints de lymphome à un stade précoce peuvent avoir de meilleures chances de répondre au traitement et de vivre plus longtemps que ceux dont la maladie est déjà avancée.

La réponse du chat à la chimiothérapie et à d’autres traitements peut avoir un impact significatif sur le pronostic. Certains chats peuvent présenter une rémission complète ou partielle de la maladie, ce qui peut prolonger leur survie et améliorer leur qualité de vie.

En général, le traitement du lymphome chez les chats vise souvent à prolonger la survie et à maintenir une bonne qualité de vie, même en cas de maladie incurable. Certains chats peuvent survivre plusieurs mois voire plusieurs années après le diagnostic, tandis que d’autres peuvent avoir une progression rapide de la maladie malgré traitement.

L’espérance de vie dépend du type de lymphome : pour un lymphome de bas grade, elle peut dépasser 2 ans avec traitement, pour un lymphome de haut grade, elle est souvent de quelques mois sans traitement et jusqu’à 12 mois avec chimiothérapie.

En conclusion, le lymphome est le cancer le plus répandu chez les chats. Les chats mâles, minces et âgés sont les plus à risques.

Sources :

Cet article a été sélectionné et rédigé par le Dr CARRERE

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