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Chiot ou chaton, lorsqu’ils arrivent dans notre foyer, ils débarquent sur une planète inconnue. Voici quelques conseils pour bien les accueillir.

Toute la famille se réjouit de l’arrivée d’une petite bête à poils. C’est une longue histoire qui commence ! Mais pour que le nouvel arrivant trouve sa place, le maître doit lui apprendre les règles qui font les cohabitations réussies.

Un accueil au petit poil

Le chiot découvre son futur foyer. Commencez par dehors afin qu’il commence à se repérer, emmenez-le au jardin ou dans l’un des endroits où il fera ses besoins. Récompensez-le d’une friandise, puis cap sur la maison. Là, du calme : il débarque dans un univers inconnu ! La découverte de la famille et des lieux sera progressive. Même accueil pour le chaton, mais sans passer par la case « premiers besoins » dehors. Il faut d’abord qu’il s’installe dans la maison. La découverte du jardin se fera plus tard.

Chien ou chat, les enfants doivent être prévenus : le nouvel arrivant n’est pas une peluche. Il faut respecter sa tranquillité comme son sommeil.

Sa première nuit

 Il faut s’y attendre, il risque de pleurer et de gémir si vous le laissez seul dans son panier, loin de vous.

Prévoyez un petit panier pour lui dans lequel il se sente entouré et gardez-le dans votre chambre, mais pas sur le lit.

Pour l’aider à gérer son stress, vous pouvez mettre dans sa corbeille un réveil à l’ancienne emmailloté dans un pull, dont le tic-tac peut lui rappeler les battements du cœur de sa mère.

Si vous avez pensé à ramener de chez son éleveur la couverture qu’il partageait avec sa fratrie, donnez-la-lui. 

Pour qu’il ne se sente pas seul au monde, offrez-lui une peluche plus grosse que lui contre laquelle il se couchera en confiance, presque comme quand il se blottissait contre sa maman. 

Des aménagements tout simples

Le jeune toutou a besoin au minimum d’un endroit bien à lui où dormir et se reposer. On y installe son panier, sa gamelle d’eau fraîche et quelques jouets. Cet espace est son refuge, on ne l’y envoie pas pour le punir.

Avec un chat, tout change. Son univers de base – un bac à litière, deux gamelles, des jouets, un grattoir et un panier-coussin – doit être séparé en zones distinctes. Cet élégant ne mange pas là où il fait ses besoins, pas plus qu’il confond sieste et jeux. Ce grimpeur agrandit son territoire grâce à la dimension verticale. Il faut donc lui réserver des places en hauteur partout où cela est possible, sans oublier d’installer une ou plusieurs plateformes sécurisées près d’une fenêtre, en s’assurant que la vue n’est pas occultée, et d’investir dans un arbre à chat, qui concentre sur plusieurs étages aire de jeux et d’observation, griffoir et refuge.

La vie au quotidien

Le chiot achève sa croissance entre 10 mois et 2 ans. D’ici là, les exercices doivent rester modérés et il convient notamment de bien adapter l’intensité des séances de sport, de jeux ou de balades à son âge et à sa condition physique. Deux à trois sorties quotidiennes, entre dix et vingt minutes, voire une heure pour un chien de chasse, sont impératives et ce même si l’animal a un grand jardin à sa disposition. Seul, il n’est guère actif et les balades à l’extérieur permettent de maintenir les liens avec ses congénères, des contacts essentiels à son bien-être.

Contrairement au chien, nul besoin de sorties ni de changer ses horaires de travail pour un minet. On évite, en revanche de le laisser seul pendant de longues périodes, au risque de le voir se désocialiser : l’animal devient alors peureux, ne veut plus être touché… Selon sa nature, le félin saura réclamer sa dose de câlins.

L’arrivée d’un chiot est une période propice à l’apparition de diarrhées.

Le sevrage correspond à une période critique pour le chiot : changement d’alimentation, séparation de sa mère, familiarisation à un nouveau milieu …Cette période de stress s’accompagne souvent de troubles digestifs, auxquels le chiot est très sensible.

Il est fréquent de voir une diarrhée apparaître chez un chiot qui quitte l’élevage lorsque son nouveau propriétaire change trop rapidement son alimentation. Il faut attendre au moins une semaine avant de changer progressivement son alimentation. La ration quotidienne doit être distribuée en plusieurs petits repas pendant la journée.

Surveillez toujours attentivement votre chiot, surtout au début : curieux par nature, il a tendance à ingérer des objets divers ou même des produits toxiques s’ils sont à sa portée.

Gare aux occlusions et aux intoxications…

Un chiot est moins « armé » qu’un adulte sur le plan immunitaire pour se défendre contre des infections. Tant qu’il n’est pas vacciné, il est très sensible à certaines maladies virales.

La parvovirose est l’affection digestive la plus grave et la plus fréquente chez le jeune chien. Elle est responsable d’environ 50 % des diarrhées aiguës chez les chiots âgés de moins de 5 mois. Les animaux atteints présentent aussi des vomissements et un état d’abattement intense. Avec la maladie de Carré, la parvovirose est la maladie la plus meurtrière chez le chiot.

Il est donc très important de faire vacciner le chiot dès l’âge de 2 mois et d’effectuer un rappel de vaccination vers l’âge de 3 mois puis de 4 mois. Cet acte sera à renouveler tous les ans jusqu’à la fin de sa vie.

Il est aussi primordial de vermifuger son jeune animal 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois puis tous les trimestres durant le reste de sa vie car un parasitisme interne peut être à l’origine de troubles digestifs majeurs.

Le chaton est lui aussi sensible à l’alimentation

Tout comme pour le chiot il est très important de surveiller les selles du chaton, il s’agit d’un critère important pour sa santé.

Généralement vous ferez l’acquisition d’un chaton d’environ 2 mois, c’est-à-dire déjà sevré et donc capable de manger une alimentation traditionnelle ou des aliments préparés. Il est souhaitable de lui donner la même alimentation que celle qu’il recevait avant son arrivée chez vous.

Si vous changez d’alimentation vous effectuerez une transition douce sur 8 à 10 jours en mélangeant les deux aliments : vous augmenterez progressivement le nouvel aliment jusqu’à ne plus utiliser que lui.

Comme chez le chiot, le chaton devra être vermifugé avec la même fréquence que le premier.

Si les troubles digestifs persistent, il faudra en informer votre vétérinaire et envisager rapidement une consultation car un bébé-animal dispose de peu de réserves et de résistance : une catastrophe n’est jamais très loin.

Sources : Télé-Loisirs et monvetoetmoi n° 4 et compléments d’information Sylvie Carrère

Cet article a été sélectionné et rédigé par le Dr CARRERE

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